Un Message pour Margo

par MaryAnn Diorio, PhD

À 23 ans, j’étais entêtée, agressive, et déterminée de faire à ma guise. Plusieurs années de souffrance m’avaient enseigné que, si je voulusse avoir du succès dans la vie, je devrais complètement me suffire. Et sans doute j’aurais eu un grand succès.

Au moins, c’est ce que je pensais jusq’au moment où, par une amie commune, j’ai connu Margo.

“Êtes-vous née de nouveau?” Margo m’a demandé bientôt après que nous nous sommes connues.

Sa question m’a prise au d’épourvu. “Je ne sais pas ce que vous voulez dire,” ai-je répondu.

“Ce que je veux dire,” a-t-elle continué, “c’est avez-vous accepté Jésus Christ comme votre Sauveur personnel?”

Quelle question étrange! j’ai pensé. Je croyais en Jésus Christ, et je reconnais qu’il était le Fils de Dieu et le Sauveur du monde. Mais, je n’avais jamais entendu le concept de naître de nouveau, bien que toute ma vie j’eusse fréquentée l’église.

“Je ne comprends pas,” j’ai confessé pendant que mon inquiétude augmentait.

“Jésus a un plan merveilleux pour votre vie,” Margo expliquait, “mais l’accomplissement de ce plan dépend de vous. Jésus veut que vous ayez de la joie et de la paix dans cette vie et que vous soyez avec Lui pour l’éternité. Cependant, pour recevoir cette vie abondante, il faut que vous decidiez de recevoir Jésus personnellement et de Lui donner la maîtrise de votre vie.”

Ce mot “maîtrise” m’effraya. Je ne voulais pas donner la maîtrise de ma vie à personne. Je voulais vivre ma vie à ma guise.

Jusque là, je faisais très bien. J’étais au sommet de l’échelle. La vie ne semblait jamais plus brillante. En outre, je me considérais une personne décente. Je n’avais pas besoin de religion du type Margo. Après tout, je fréquentais l’église tous les dimanches, et j’essayais de vivre une bonne vie. Certainement j’irais au ciel.

Comme si elle eût lu mes pensées, Margo a dit, “N’importe le bien que vous faîtes, vous ne pouvez pas gagner le paradis. La Bible nous dit que c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie (Ephésiens, 2:9, Édition Louis Segond). Si on pût gagner la vie éternelle, la mort et la résurrection du Christ n’auraient pas été nécessaires.”

Ses paroles contredisaient tout ce que je croyais. J’ai grandi persuadée de pouvoir gagner mon salut éternel en faisant de bonnes oeuvres. Maintenant, elle me disait que c’était impossible de gagner mon salut éternel n’importe le nombre de bonnes oeuvres que je faisais.

Margo commençait à m’agacer. Pourquoi je lui permettais de me parler ainsi? Quel droit avait-elle de discuter mon rapport avec Dieu? Pour moi, la religion était une chose intime entre moi et Dieu. Ce n’était pas quelque chose qu’on discutait, particulièrement avec une étrangère.

Donc, avec toute la civilité que j’ai pu rassembler, j’ai informé Margo que je respectais son opinion et que j’espérais qu’elle respectât la mienne. Puis, nous nous sommes séparées, elle toujours gentille, moi, heureuse d’avoir été libérée de ce que je considérais une intrusion dans ma vie privée.

Bientôt après avoir connu Margo, ma soeur m’a visitée. A mon grand étonnement, elle m’a dit qu’elle était née de nouveau. Tandis qu’elle commençait à m’expliquer, avec enthousiasme, ce qui s’était passé dans sa vie, je suis devenue très inquiète. Ah, non! j’ai pensé. Ma soeur a perdu la foi! Bien sûr, la foi pour moi n’était que l’exercice des traditions religieuses.

Pourtant, pendant que ma soeur parlait, j’ai remarqué en elle quelque chose de très différente. Bienqu’elle eusse des problèmes sérieux, elle était pleine de paix et de joie. Je ne pouvais pas le comprendre. Ayant vécu avec elle presque toute ma vie, je savais comment elle réagissait d’habitude aux problèmes. Et ce n’était pas avec la paix et la joie! J’étais déchirée entre la curiosité de savoir pourquoi ma soeur était maintenant différente, et la peur qu’elle s’était vraiment détournée de son chemin.

Alors que le temps passait, je n’ai guère pensé à ma conversation avec Margo, ni au changement dans la vie de ma soeur. Trois années passèrent pendant lesquelles je me suis mariée et je me suis éloignée dans une autre ville pour rejoindre mon mari. Du point de vue du monde, j’avais tout: un mari merveilleux, une position très satisfaisante comme professeur dans une grande université, la liberté financière, et une vie pleine de mondanités. Mais il y avait dans mon coeur un vide énorme qui me rongeait. Quelque chose me manquait, mais je ne savais pas quoi.

Un soir j’étais seule chez moi pendant que mon mari travaillait. En cherchant un programme à la télévision, je suis tombée sur une campagne menée par Billy Graham. Puisque je respectais M. Graham, j’ai décidé de l’écouter. Il parlait du besoin d’être né de nouveau. Il disait que Jésus m’aimait et qu’il était mort pour supporter les conséquences de mes péchés. À cause de sa mort, je ne devrais pas souffrir la damnation éternelle. De plus, M. Graham continuait, non seulement Jésus est mort pour me donner la vie éternelle, mais encore pour me donner la vie abondante ici dans ce monde.

Mais, Billy Graham expliquait, bien que Jésus eût fait sa part, moi je devrais faire la mienne. Je devrais recevoir personellement le don du salut éternel que Jésus avait gagné pour moi. Et ce don était Lui-même. Comme Les Écritures disent, “Mais à tous ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu” (Jean 1:12). Le salut éternel, donc, n’était pas simplement l’acte de donner le consentement intellectuel à la mort et à la résurrection de Jésus Christ. C’était l’acte de Le recevoir comme une Personne dans mon coeur. Savoir les faits de la vie de Jésus était une chose; Le connaître personellement était bien autre chose.

Alors, M. Graham continuait, à moins que je ne reçusse Jésus Christ et son don du salut éternel, ce don ne serait jamais le mien. Si je refusasse le don, je souffrirais les conséquences de ce refus—c’est-à-dire, la damnation éternelle. Mais, si j’acceptasse le don du salut éternel que Jésus m’offrait, je recevrais la vie éternelle.

Pendant que Billy Graham parlait, les mots de Margo me revenaient à l’esprit comme un déluge. Peut-être avait-elle raison, j’ai pensé. Peut-être Jésus est la réponse au vide dans mon coeur.

M. Graham commençait à inviter les gens à accepter Jésus comme leur Sauveur personnel. Aussi il encourageait ceux qui regardaient par télévision de faire de même. Donc, en m’abaissant devant Dieu, je me suis agenouillée devant la télévision, et je Lui ai confessé mes péchés. Je Lui ai demandé de me pardonner, de me purifier, et d’entrer dans mon coeur comme mon Sauveur et mon Seigneur.

Les larmes coulaient. Tout à coup, je sentis une paix très douce me pénétrer jusqu’aux profondeurs de mon être. Je n’étais plus vide. Jésus avait rempli mon coeur. Tandis que je m’agenouillais devant ma TV, j’ai remercié mon Seigneur pour sa grâce infinie, et je l’ai loué pour le témoignage d’amour de Margo. Parce qu’elle était fidèle à semer la Parole de Dieu dans mon coeur, les 46 dernières années de ma vie ont été remplies de grande joie et de la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence.

Je n’ai jamais plus vu Margo, bien que j’aie essayé souvent de la trouver. Si nos chemins ne se croisent plus à nouveau sur cette terre, ils se croiseront certainement au paradis. Alors, j’aurai la joie de présenter à Margo toutes les personnes qui ont reçu Jésus Christ comme Sauveur personnel à cause de la graine de foi qu’elle planta dans mon coeur, il y a si longtemps.

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